L’INDÉCENCE ET LE MÉPRIS SOCIÉTAL CONTRE JOSEPH MERRICK
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L’INDÉCENCE ET LE MÉPRIS SOCIÉTAL
CONTRE JOSEPH MERRICK
ANGLETERRE (1862 – 1890)
Chers Lecteurs,
Je dois avouer mon ignorance et plaider coupable de n’avoir jamais pris connaissance de qui était Joseph MERRICK.
La monstruosité de la société m’est particulièrement effroyable, je la connais !
Je la combats férocement avec toute la force de mon esprit!
Ô combien elle est monstrueuse !
Mais ce que l’Angleterre de son époque à été capable de faire de lui le traitant comme une bête de foire pour sa maladie congénitale nommée « syndrome de Protée » m’a laissée terrassée; j’ai pris quelques jours avant de me décider à écrire ce pauvre article pour lui rendre hommage.
La cruauté des gens est connue ils s’enfoncent sur celui ou celle qui est différent des autres, une maladie, une difformité physique ou une étrangeté spirituelle qui rend différent un homme ou une femme et l’humain devient l’objet du sarcasme des gens de bas -fonds, le problème est que la société entière est devenue uniforme et égale à cette société de son époque.
Sa biographie est le portrait du plus monstrueux et abominable que nous puissions trouver de l’indécence quand elle arrive à son comble de l’inhumanité trafiquée et exposée comme absolument « normal »
De sa vie courte et remplie de mépris, où rejeté, méprisé, ayant perdu ses emplois, il ne lui resta qu’à s’exhiber, pour gagner sa vie.
Il perd tout, un impresario lui vole son argent, dépossédé de toute possibilité de survie, un hospice hospitalier l’accueille. C’est encore grâce à la bienveillance de la reine Victoria qui lui donna une subvention qu’il a pu rester dans l’hospice.
Il ne reste pas un recoin où trouver une pause dans la lecture de sa biographie, et nous souffrons quand nous avançons en prenant connaissance des détails où le regard morbide et la raillerie sociétale couvraient ce jeune homme qui lui avait le divin dans son regard d’un châtain doré rempli de tendresse et de douceur.
Il a a eu une scolarité primaire, il aimait lire et incapable de sourire pour sa difformité buccale, il pouvait en revanche pleurer.
J’ai voulu sauver de l’oubli la pureté de son regard et la douceur infinie d’une noblesse d’âme incapable de ressentir de la haine et de faire du mal à personne, il subissait, sans se défendre…Il a été une victime dès sa naissance du mal biologique et du pire de la méchanceté des hommes !
La curiosité morbide ne s’éteint pas, les conservateurs exposent son squelette pour poursuivre la barbarie post-mortem.
Cette obscénité m’effraie.
Cette barbarie je la combat.
Si vous croyez que ma démarche est purement littéraire…Certes, elle l’est, car je suis aussi une littéraire, et la littérature est LA VIE; toute forme d’art est VIE et tout artiste vrai doit la pratiquer avec morale et avec une éthique, sinon ce n’est pas de l’Art, c’est du kitch.
Son humanité fut bouleversante, son regard sorti de ces yeux marron clair doré doit se préserver dans le souvenir de l’humanité, parce que c’est rendre la justice que ce monde barbare lui a refusée de son vivant.
Ils se cachent à présent et s’excusent encore de l’exposition de foire en nous disant que ce n’est qu’une « copie » et que l’original est enfermé dans une vitrine !
Les hypocrites éternels de l’administration officielle pareille de par le monde!
Je suis révoltée, ils ont fait son autopsie pour l’étudier, ils n’ont conservé que quelques restes mous qu’ils ont enterrés dans une sépulture, je montre la photo et son squelette en exposition.
Je suis ici seule avec son souvenir, pour essayer de lui rendre une dignité posthume là où le mépris sociétal lui a tout enlevé, et où la barbarie à piétiné sur sa tendresse inconnue de tous, je voudrais tellement lui donner tout ce qu’il méritait et qu’il mérite pour l’éternité.
Je n’étais pas née à son époque, j’aurais aimé être son amie, je lui aurais donné ma protection. La vie n’est pas bien faite… Il se peut que l’on n’ait pas né à la bonne époque ni au bon endroit.
Dieu merci, on ne lui a pas interdit sa tombe.
En France, l’on aurait aussi piétiné sur ses restes, sa mémoire, et aurait été privé de sépulture, car indigent.
Je remercie la reine Victoria.
Amén.
Carmen Florence GAZMURI-CHERNIAK
NADEZHDA





















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